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Ce que le vulgaire croit

«Plus les principes sont élevés, plus ils semblent au vulgaire étrangers aux réalités du jour, étrangers à la pratique, inutiles et démodés. Plus les principes sont élevés, plus le vulgaire croit qu’il faut les reléguer dans une école de philosophie, plus il les croit inutiles à sa conduite et à ses habiletés quotidiennes. Le vulgaire croit que les grands principes éternels sont absolument inutiles à son bonheur de tous tes jours.

Le vulgaire croit que les grands principes éternels sont bons à amuser, pendant les jours de paix et de tranquillité, quelques docteurs armés d’un bonnet, qui argumentent les uns vis-à-vis des autres.

Le vulgaire croit, que dans les moments de crise, en face des grosses affaires et des grosses nécessités de la vie, il faut oublier les principes, qui ne servent a rien, et recourir aux expédients qui servent à tout.

Eh bien ! voilà l’absolu contraire de la vérité. Les principes éternels, les vérités primordiales sont l’actualité suprême des jours de crise et de danger. Ils possèdent le secret du salut. Le salut est là, non pas ailleurs.»

Ernest Hello – Le siècle, les hommes et les idées

Un commentaire

  1. Fakir
    Fakir